DPD Sein : Essai visant à valider un test de dépistage du déficit en dihydropyrimidine déshydrogénase, à l’origine d’une toxicité aux fluoropyrimidines, chez des patientes ayant un cancer du sein méta...

Update Il y a 2 ans
Reference: RECF0942

DPD Sein : Essai visant à valider un test de dépistage du déficit en dihydropyrimidine déshydrogénase, à l’origine d’une toxicité aux fluoropyrimidines, chez des patientes ayant un cancer du sein métastatique. [essai clos aux inclusions]

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L’objectif de cet essai est de valider un test permettant d’évaluer le risque de développer une toxicité à la capécitabine, chez des patientes ayant un cancer du sein métastatique. Le test est effectué à partir d'un prélèvement sanguin. A l'avenir, ce test devrait permettre d'identifier trois catégories de patientes : - les patientes pouvant recevoir de la capécitabine à pleine dose (sans risque a priori), - les patientes pouvant recevoir de la capécitabine à dose réduite (risque modéré), - les patientes pour lesquelles la capécitabine est contre-indiquée (risque de toxicité élevé). Les patientes recevront des comprimés de capécitabine deux fois par jour, pendant deux semaines. Ce traitement sera répété toutes les trois semaines, sans limitation de durée, en absence de rechute ou d’intolérance (toxicité). Afin de réaliser le test, les patientes auront un prélèvement sanguin, 10 à 15 jours avant le début des traitements à la capécitabine. Par ailleurs, dans le cadre de cet essai, les patientes pourront également participer à une étude biologique associée, nécessitant plusieurs prélèvements sanguins, tous effectués le premier jour du traitement.


Scientific Abstract

Il s’agit d’une étude pilote, non randomisée et multicentrique. Les patientes reçoivent de la capécitabine PO 2 fois par jour, pendant 2 semaines. Ce traitement est répété toutes les 3 semaines, sans limitation de durée, en absence de progression de la maladie ou de toxicité inacceptable. Les patientes ont un prélèvement sanguin 10 à 15 jours avant le début du traitement, pour le test. Les patientes peuvent également participer à une étude de pharmacocinétique nécessitant plusieurs prélèvements sanguins, effectués le même jour (J1 du traitement) à T0, puis à 30min, 1h, 1h30, 2h, 3h et 5 h.;


Primary objective

Déterminer la sensibilité, la spécificité et les valeurs prédictives positives et négatives du rapport plasmatique UH2/U pour la survenue d’une toxicité de grade 3-4.;


Secondary objective

Tester prospectivement la valeur du génotype germinal de la thymidylate synthase et de la méthylène tétrahydrofolate réductase comme facteurs prédictifs de résistance à la capécitabine. Évaluer la faisabilité pratique d’un screening à grande échelle du rapport plasmatique UH2/U. Déterminer la sensibilité, la spécificité et les valeurs prédictives positives et négatives du génotypage de la DPD vis-à-vis des toxicités de grade 3-4 à la capécitabine au premier et deuxième cycle. Évaluer le gain de prédictivité apporté par le génotypage par rapport au seul phénotypage (UH2/U). Évaluer la pharmacocinétique de la capécitabine et de ses métabolites. Évaluer le coût de ce screening préthérapeutique basé sur le seul phénotypage (UH2/U) ou sur l’association phénotypage/génotypage. Analyser de façon exhaustive les 23 exons du gène DPYD chez les patients ayant développé une toxicité.


Inclusion criteria

  • Age ≥ 18 ans.
  • Cancer du sein métastatique prouvé radiologiquement, par scintigraphie ou histologiquement.
  • Traitement par capécitabine en monothérapie ou en association avec une thérapie ciblée anti-angiogénique.
  • Au moins une cible mesurable ou évaluable.
  • Espérance de vie ≥ 3 mois.
  • Contraception efficace pour les femmes en âge de procréer.
  • Consentement éclairé signé.

Non-Inclusion Criteria

  • Métastases cérébrales non contrôlées.
  • Capécitabine co-administrée avec une chimiothérapie.
  • Maladie chronique non équilibrée.
  • Insuffisance cardiaque.
  • Insuffisance veineuse périphérique.
  • Infection sévère non contrôlée.
  • Insuffisance respiratoire hypoxémiante.
  • Cancer primitif antérieur, excepté un carcinome baso-cellulaire cutané.
  • Désordre psychologique.